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Qu’est-ce que le burn-out ?

En 2025, presque un Français sur deux estimait être en détresse psychologique selon Le Monde, et 31% des salariés Français sont estimés à risque de burn-out selon le baromètre Empreinte Humaine et Opinion Way.

Le burn-out, souvent défini par les symptômes psychiques ayant un impact direct sur le physique ou moral qu’il provoque chez l’individu, se manifeste par exemple par de la fatigue chronique, du stress ou encore par du cynisme. 

Pourtant, d’autres troubles existent, tout aussi importants que les effets physiques, et sont considérés communément comme des symptômes secondaires. Parmi ces différents “symptômes secondaires”, nous pouvons retrouver le trouble de l’alimentation.

 

 

Comment se caractérise le trouble de l’alimentation ?

Ce trouble peut passer par une perte d’appétit, un changement d’habitude alimentaire avec une tendance pour la nourriture dite “rapide” ou encore des repas pris de manière désorganisée. La prise ou la perte de poids sont aussi des phénomènes liés à ce trouble, ainsi que l’attirance pour des aliments ou boissons souvent sucrés, amenant à des grignotages compulsifs et des compensations émotionnelles. Ces signes, certes moins visibles à l’œil, sont tout autant annonciateurs d’un burn-out que n’importe quel autre.

Dans la médecine chinoise traditionnelle déjà, aux alentours de -500 av. J-C, on parlait de l’intestin comme le deuxième cerveau de l’être humain, qui est considéré par la même occasion comme le centre émotionnel de toute personne. Cette idée était donc déjà évoquée bien avant que la science moderne s’y intéresse. La recherche moderne donne aujourd’hui raison à cette idée : le ventre et le cerveau communiquent en permanence, et c’est notamment à travers la production de sérotonine que ce dialogue s’opère.

Qu’est-ce que la sérotonine ?

Dans les grandes lignes, la sérotonine est un neurotransmetteur qui permet en partie de réguler les humeurs et qui est produite à la fois par le système nerveux central et par le duodénum, une partie de l’intestin grêle (qui produit à lui seul presque 90% de celle-ci). 

Affiche anatomique du duodénum. Source : Copilot AI.

Cette régulation est donc directement impactée par l’alimentation. 

Par ailleurs, c’est cette même sérotonine qui permet de réguler l’appétit, ou encore l’alternance entre la veille et le sommeil. Ainsi, le fait d’avoir une alimentation faible ou déséquilibrée favorise le développement du burn-out, et peut être un vecteur d’apparition du cynisme et du stress. Ce stress impacte alors le système digestif, le rendant moins efficace, ce qui engendre à son tour des carences et de la fatigue, et finalement des troubles du sommeil.

 

 

Que retenir ?

Après un burn-out, certains pièges sont fréquents : vouloir “reprendre le contrôle” de son alimentation de façon trop stricte, compenser la fatigue par le sucre ou le café, ou au contraire négliger ses repas. Ces mécanismes sont compréhensibles, mais ils peuvent entretenir un déséquilibre plutôt que soutenir la récupération.

Retrouver une relation plus apaisée à l’alimentation passe souvent par des ajustements simples, mais aussi par une meilleure compréhension de ce que l’on vit en profondeur.

Cercle vicieux du trouble digestif. Sources : Copilot AI.

Dans ce chemin, les professionnels de santé (médecin, diététicien, nutritionniste) ont un rôle essentiel pour accompagner le corps. Le coaching, lui, intervient en complément : il permet de prendre du recul, de mieux se connaître, de sortir de certains automatismes et de remettre de la conscience dans ses choix, pour avancer de manière plus alignée et durable.