Introduction
Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur et pourquoi influence-t-il autant la confiance en soi ? Comprenez ce mécanisme et explorez des pistes simples pour changer de regard sur vos réussites.
Sommaire :
Qu’est ce que le syndrome de l’imposteur ? Définition et manifestations
Selon France Travail, le syndrome de l’imposteur est un “processus double qui consiste à externaliser ses réussites et internaliser ses échecs”.
Autrement dit, le syndrome de l’imposteur est l’idée que si l’on réussit quelque chose, ce n’est pas soi qui est arrivé à ce résultat. Cependant, si l’on rate quelque chose, on va avoir tendance à se porter responsable de l’échec.
On peut ajouter que le syndrome de l’imposteur est aussi le sentiment de ne pas se sentir légitime à être à telle place, ou à tel endroit, pour une raison ou pour une autre.


Le syndrome de l’imposteur est-il toujours visible ? Manifestations discrètes et sournoises
Dans les faits, le syndrome de l’imposteur ne se voit pas forcément aussi clairement. Il est bien plus sournois et bien plus dissimulé dans le raisonnement humain.
Par exemple, ce syndrome peut se manifester avec des petits comportements qui paraissent, au premier abord, naturels :
- S’excuser vivement d’un retard alors qu’il est 9h02 et que l’heure prévue était 9h.
- Ne pas aller vers quelqu’un de plus influent, parce que l’on ne s’estime pas assez connu(e) pour lui adresser la parole.
- Ne pas oser se joindre à un groupe d’entrepreneurs parce que l’on pense devoir ouvrir son entreprise en amont.
Dans ce cas, cela signifie qu’il est possible de travailler sur sa manière de penser pour transformer ce que l’on ressent.
Un grand nombre d’exemples similaires existent. Le syndrome de l’imposteur est souvent lié à la confiance en soi, mais aussi à des mécanismes de pensées qui nous poussent à minimiser nos réussites et amplifier nos échecs.
Cela amène à se poser une question importante : et si ce sentiment ne reposait pas sur des faits, mais sur une manière de voir les choses ?
Syndrome de l’imposteur : croyance ou réalité ?
Par définition, le syndrome de l’imposteur fait croire à la personne qu’elle n’est pas légitime, que ce n’est pas elle qui a réussi.
Mais croire n’est pas forcément la vérité, ni un fait établi.
La croyance se base sur des influences en tous genres, par exemple sociétales, culturelles ou religieuses. Cela constitue un prisme à travers lequel l’individu va percevoir le monde et se percevoir lui-même. Ce n’est pas pour autant que c’est une fatalité. Il est toujours possible, dans une certaine mesure, de changer ce prisme.
Comment changer de point de vue face au syndrome de l’imposteur ? Pistes concrètes
Dans un premier temps, repérer la source de ce sentiment d’imposture : c’est souvent la “petite voix” qui vient souffler à l’oreille que l’on n’est pas “assez”.
Ensuite, revenir aux faits réels, relativiser, remettre en question ces affirmations prononcées :
- “je ne suis pas à la hauteur” : quelles sont mes compétences réelles ?
- “je n’y arriverai pas” : qu’ai-je déjà réussi ?
- “les autres sont plus légitimes que moi” : quels retours positifs ai-je reçus la dernière fois que j’ai essayé quelque chose dans le même genre ?

Cela permet de redonner de la place à des réussites souvent minimisées.
Il est aussi possible de se tourner vers les autres, si cela semble plus bénéfique et plus efficace. Dans ce cas, poser des questions, échanger, sortir de l’isolement peut aider à voir, comprendre, interpréter différemment ce qu’il y a à faire et la manière de faire.
Ce qui est sûr, c’est que « la confiance ne vient pas toujours avant d’agir. Très souvent elle se construit en agissant progressivement, malgré le doute. »
Que retenir
Une croyance n’est pas forcément une vérité, même si elle peut sembler très réelle. Le syndrome de l’imposteur repose principalement sur une retenue psychologique, liée à des normes et des croyances sociétales, religieuses ou culturelles.
Cependant, il est possible de transformer le prisme par lequel on nous dit de regarder. Changer de raisonnement, d’interprétation est faisable et réalisable, seul(e) ou à plusieurs.
Si ces situations vous parlent, vous n’êtes pas seul(e). Un accompagnement peut vous aider à y voir plus clair et à retrouver votre légitimité. Prenez rendez-vous en cliquant ici.
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